Policier

L’étoile jaune de l’inspecteur Sadorski de Roman Slocombe

Mai 1942

Sadorski découvre lors d’un pic-nique avec son épouse le cadavre d’une femme dans la forêt.  Il y voit de suite une opportunité d’être reconnu de tous et d’obtenir une promotion. Il est prêt à tout pour cela sans aucun scrupule. Il se pose rapidement la question de savoir si cette affaire est liée à celle de la  bombe qui a explosé dans un café devant le palais de justice, fréquenté par les brigades spéciales, ayant causé 2 morts. Pour arriver à trouver les coupables il n’hésitera pas à mentir, torturer, dénoncé ses concitoyens.

Mais on va vite le comprendre ces affaires ne sont pas la teneur principale de ce roman.

L’auteur nous décrit avec brio cette époque.

On ne peut que détester Sadorski : il est raciste, antisémite, intolérant et pour couronner le tout c’est un prédateur sexuel ! Je me suis dit mon Dieu mais qu’es ce que c’est que ce type ? Même le réel amour qu’il porte à Yvette, son épouse, ne me l’a pas rendu plus humain.

On découvre comment  il utilise sa carte de policier à tout bout de champs pour avoir des passes droits. Ce type est une pourriture sans cœur de la pire espèce, couronné d’un menteur.

A travers ce roman on voit ce qu’il y avait de pire durant cette difficile époque qu’était la seconde guerre mondiale ; mais aussi ce qu’était amené à faire la police, soit disant par ordre des allemands…

On y découvre les conditions de vies difficiles des juifs, bolcheviques, communistes et toutes personnes solidaires de ces populations. Mais aussi une triste réalité : des français qui ferment les yeux devant ce déferlement de haine et violence, par peur des représailles ou par lâcheté mais aussi par intérêts personnels.

Ce roman m’a complètement décontenancé, je m’attendais à une enquête policière classique sur fond d’occupation, mais non pas du tout, c’est un livre historique qui décrit une époque bien noire et triste de la France. L’auteur à fait un merveilleux travail de mémoire pour ne pas oublier ce qui s’est passé.

Éditeur : ROBERT LAFFONT (24/08/2017)
Nombre de pages : 592

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Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de Justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d’une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?
Chargé d’enquêter sur ces deux affaires, l’inspecteur Léon Sadorski voit ses projets de vacances contrariés ̶ d’autant plus qu’il doit bientôt participer à la grande rafle du Vél’d’Hiv, exigée par les nazis et confiée à la police française.
Un destin tragique menace désormais sa jeune voisine Julie Odwak, la lycéenne juive qu’il convoite en secret et dont il a fait interner la mère.

 

Policier·Roman

La lettre froissée- Une enquête à la belle époque Tome 1 de Alice Quinn

 

Cannes 1884

Miss Gabriella Fletcher arrive chez Mademoiselle Filomena Giglio dite Lola pour y être employée en tant que gouvernante.
Au même moment elle assiste à la rupture de sa future patronne : son amant et protecteur Eugène a décidé de s’enrôler dans l’armée. Avec son départ elle perd aussi bien l’homme qu’elle aime mais aussi, son protecteur, son soutien financier mais également sa maison ! Eh oui Lola est ce qu’on appelle à l’époque une femme de petite vertu, ou courtisane, femme, que toute fille de bonne famille évite.

Sachant tout cela, Miss Fletcher, devrait fuir, en effet, anglaise de bonne famille mais sans le sous, et ayant perdu toute crédibilité depuis qu’on a découvert qu’elle avait une nette préférence pour la gent féminine, se voit dans l’obligation d’accepter ce poste. Elle doit apprendre à Lola à tenir une maison, recevoir comme une grande dame.

En rentrant un soir d’une soirée bien arrosée, Lola, Guy de Maupassant et un r ami découvre dans un buisson le corps sans vie d’une jeune femme. Lola manque défaillir en découvrant qu’il s’agit de Clara Campo son amie d’enfance.
Avec la grande capacité d’analyse de Lola, l’esprit imaginatif de Maupassant, et le côté ordonné de Gabriella, voilà nos 3 amis décidés à découvrir qui a bien pu en vouloir à Clara au point de la tuer.

L’auteur nous promène à travers son roman dans la magnifique ville de Cannes, avec des paysages à couper le souffle, de magnifique maison, mais à une époque ou tout était différent. La femme n’avait sa place qu’à la maison, les pauvres étaient très pauvres et vivaient dans une misère absolue, les orphelins étaient mal traités et oubliés de tous.

Je me suis beaucoup attachés aux 3 personnages principaux, comme aux secondaires (Rosalie, la petite orpheline Anna…), mais j’ai au par moment certaines difficultés à accrocher totalement au récit, beaucoup de longueur malheureusement qui m’ont vraiment gâché la lecture, m’obligeant par moment à poser le livre pour le reprendre plus tard. C’est bien dommage quand on voit la qualité de l’écriture, la recherche sur le caractère des personnages et des lieux cités comme des coutumes et us de l’époque.

Éditeur : City Roman (01/2018)
Nombre de pages : 415

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Cannes, printemps 1884Plus rien ne semble devoir sourire à Miss Gabriella Fletcher : l’aristocrate britannique, déjà déclassée en raison de sa ruine et de ses préférences amoureuses, vient de perdre son emploi en même temps que son amante, et son avenir s’annonce bien sombre. C’est alors qu’elle tombe sur une petite annonce qui pourrait bien devenir sa planche de salut?La voilà gouvernante de Filomena Giglio, dite « Lola » : sa villa « Les Pavots » est dans un état déplorable et ses m?urs sont pour le moins dissolues, mais cette patronne hors du commun n’est pas pour déplaire à Miss Fletcher, loin de là. Malheureusement, le répit est de courte durée. Un messager inattendu ? un certain Maupassant ? débarque, porteur malgré lui d’une mauvaise nouvelle : Lola, dont la rente va être suspendue, risque l’expulsion. Une sorte de fatalité semble s’acharner sur la jeune femme quand, peu de temps après, son amie d’enfance Clara, qui l’avait justement appelée à l’aide quelques jours plus tôt, est retrouvée morte dans des circonstances troublantes. Lola, Gabriella et l’homme de lettres décident de relever le défi : résoudre l’énigme du décès de Clara et trouver l’argent pour ne pas se retrouver à la rue. Leur détermination suffira-t-elle dans un monde où la fortune, les hommes et les apparences règnent en maîtres ?